Les funérailles de François Patriat se tiendront ce mardi en Côte-d’Or, en présence exceptionnelle d’Emmanuel Macron

Les funérailles de François Patriat se tiendront ce mardi en Côte-d’Or, en présence exceptionnelle d’Emmanuel Macron

La Côte-d’Or s’apprête à rendre un dernier hommage à l’une de ses figures politiques les plus marquantes. Les funérailles de François Patriat se tiendront ce mardi à Semur-en-Auxois, en présence exceptionnelle d’Emmanuel Macron. Le président de la République a tenu à saluer la mémoire de celui qui fut l’un de ses plus fidèles soutiens depuis 2016.

Le sénateur, décédé mercredi dernier à l’âge de 83 ans des suites d’un grave accident de vélo survenu le 17 juillet à Pouilly-en-Auxois, sera inhumé dans sa terre d’élection. La cérémonie religieuse est prévue à la collégiale Notre-Dame, un lieu chargé d’histoire pour ce bourg de Bourgogne.

Une cérémonie nationale en hommage à un pilier de la République

La présence d’Emmanuel Macron à ces obsèques revêt une dimension très personnelle. Sur le réseau social X, le chef de l’État a écrit : « La Côte-d’Or et la Bourgogne perdent l’un de leurs plus fidèles serviteurs. La République, l’un de ses plus infatigables artisans. Pour ma part, je perds un ami cher. »

Selon des sources sénatoriales, plusieurs membres du gouvernement feront également le déplacement. Une marque de reconnaissance pour celui qui a créé le groupe macroniste au Palais du Luxembourg en 2017 et l’a présidé jusqu’à la fin. De nombreuses personnalités politiques de tous bords sont attendues dans la cité médiévale.

Les grandes dates de François Patriat
  1. 1974

    Adhésion au Parti socialiste à 35 ans.

  2. 1980

    Début des mandats locaux en Côte-d'Or.

  3. 2000-2002

    Ministre de l'Agriculture sous Lionel Jospin.

  4. 2008

    Élection au Sénat, où il siège depuis.

  5. 2016

    Présent au lancement du mouvement En Marche.

  6. 2017

    Création du groupe macroniste au Palais du Luxembourg.

Le parcours d’un homme engagé au service de la Bourgogne

François Patriat, c’était d’abord une histoire d'enracinement. Ce vétérinaire bourguignon a adhéré au Parti socialiste en 1974, à 35 ans. Il a ensuite cumulé les mandats dès les années 1980 : député, puis président de la région Bourgogne, et enfin sénateur depuis 2008.

Sa carrière nationale l’a mené au gouvernement, comme secrétaire d’État au Commerce, puis ministre de l’Agriculture dans le cabinet de Lionel Jospin entre 2000 et 2002. Mais c’est son ralliement précoce à Emmanuel Macron qui a marqué la fin de sa vie politique.

En juin dernier, il avait annoncé qu’il ne se représenterait pas lors du renouvellement partiel du Sénat prévu en septembre. La disparition de ce monument local laisse un vide immense dans le paysage politique bourguignon.

Les moments clés de la vie politique de François Patriat

Retour sur un engagement de plus de cinquante ans, jalonné de combats et de fidélités. Voici les dates qui ont façonné sa carrière hors normes :

  • 📅 1974 : adhésion au Parti socialiste à l’âge de 35 ans
  • 🏛️ 1980 : début de ses mandats locaux en Côte-d’Or
  • 🌾 2000-2002 : ministre de l’Agriculture du gouvernement Jospin
  • 2008 : élection au Sénat, où il siège depuis
  • 🚀 2016 : présence au lancement du mouvement En Marche
  • 🏛️ 2017 : création du groupe macroniste au Palais du Luxembourg

Une relation unique avec Emmanuel Macron

François Patriat faisait partie de ces marcheurs de la première heure qui ont cru au projet d’Emmanuel Macron avant tout le monde. À une époque où le futur président n’était pas encore le favori des sondages, le sénateur bourguignon a misé sur lui sans hésiter.

Cette fidélité sans faille lui a valu une place privilégiée dans le cercle rapproché du chef de l’État. Les deux hommes partageaient bien plus qu’une vision politique : une amitié sincère, faite de conversations régulières et de conseils écoutés.

Le président a d’ailleurs tenu à s’exprimer personnellement dans les heures suivant l’annonce du décès. Un geste qui en dit long sur la place qu’occupait François Patriat dans son entourage.

Une foule attendue dans les rues de Semur-en-Auxois

La collégiale Notre-Dame ne pourra pas accueillir tout le monde. Les autorités locales s’attendent à une affluence record pour des obsèques dans ce secteur. La présence du chef de l’État attire toujours son lot de curieux, mais aussi de nombreux élus souhaitant rendre hommage.

Les habitants de la région, eux, perdent un élu de terrain qui n’hésitait pas à se déplacer dans les communes les plus reculées de son département. Son accident de vélo, survenu alors qu’il pratiquait sa passion, a touché beaucoup de monde. Le deuil est national, mais il est d’abord bourguignon.

Pour beaucoup, cette cérémonie marquera la fin d’une époque. Celle où la Bourgogne pesait de tout son poids dans les arbitrages nationaux grâce à ce sénateur infatigable.

Les funérailles débuteront à 10h30 en la collégiale Notre-Dame de Semur-en-Auxois. La population est invitée à se joindre au recueillement sur le parvis.

Les questions qu'on n'ose pas poser

Pourquoi Emmanuel Macron fait-il le déplacement ?

C'est avant tout un hommage personnel. Macron perd un ami proche, un soutien de la première heure depuis 2016. Le geste dépasse le simple cadre officiel.

François Patriat, c'était qui exactement ?

Un vétérinaire devenu homme politique, PS puis macroniste. Il a été ministre de l'Agriculture sous Lionel Jospin, puis sénateur en 2008. Il a créé le groupe macroniste au Sénat en 2017.

La cérémonie est ouverte à tout le monde ?

La collégiale sera trop petite pour accueillir tout le monde. Les autorités prévoient une affluence record, avec des élus venus de toute la France. Pour la population, il faudra probablement suivre depuis l'extérieur.

Que devient son héritage politique en Bourgogne ?

Son décès laisse un vide immense, difficile à combler. Les jeunes générations n'ont pas son réseau ni son enracinement. La région perd un poids lourd qui savait faire remonter les dossiers jusqu'à Paris.

Un désaccord respectueux ? C'est ici et maintenant

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7 commentaires

  1. Décès à vélo, encore un signe qu’il faut des pistes cyclables sûres partout, même en Bourgogne.

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